Rector est spécialiste de solutions en béton pour le gros œuvre du batiment et plus spécialement du plancher à poutrelles. Ce marché connait de grandes différences techniques selon les pays compte tenu de modes constructifs très divers en fonction du climat,de contraintes techniques(sismicité en Roumanie). Les modes de commercialisation sont aussi un élément essentiel de notre modèle. Nous avons pu en 4 jours identifier la zone géographique la plus favorable à une première implantation et identifier des partenaires locaux sur lesquels nous appuyer. Le réseau de la CCIFER et la bonne compréhension de notre demande par vos équipes nous a permis en 4 jours de nous faire une opinion du potentiel du marché. Si nous avions voulu faire le même travail par nos propres moyens, nous aurions eu beaucoup de préparation et de déplacements à prévoir.
Rémi LESAGE
Président Directeur Général

1. Vous avez été basé 6 mois en Roumanie, merci de nous préciser en quelques mot votre expérience!
L'objectif que nous avions en venant en Roumanie, était de découvrir et de comprendre le fonctionnement de 3 domaines pour lesquels nous avons en Vaucluse une forte expérience, à savoir:
- la filière fruits et légumes
- les formations en hôtellerie et tourisme
- la rénovation du patrimoine
Nous nous étions donnés 6 mois pour analyser ces secteurs et connaître leur structure. Après cette analyse, nous faisions remonter en France les différents besoins qui apparaissaient . Ensuite, il appartenait aux opérateurs vauclusiens d'intégrer ou non dans leur projet à l'international 2010, des actions potentielles en Roumanie.
Bien que 6 mois n'est pas assez important pour avoir la prétention de connaître un marché et encore moins un pays, à l'issue de cette période exploratoire, nous pensons avoir ramené en France de bonnes informations et noué des contacts intéressants et utiles pour nos entreprises. Nous espérons maintenant qu'elles pourront profiter de ces contacts et s'en servir dans un proche avenir.
Nous avons aussi joué le rôle d'Ambassadeur économique de ce pays en Vaucluse et nous serions ravis d'avoir motivé des entrepreneurs à y entamer des démarches commerciales.
2. Quelles sont les opportunités que les potentiels investisseurs français pourraient avoir en Roumanie ?
Je répondrai ici en fonction de nos PME et de leurs domaines d'activité de prédilection, car en Roumanie les opportunités sont immenses dans plusieurs secteurs et les grands groupes français ne s'y sont pas trompés. Mais cela dépend d'une problématique différente de la nôtre. En ce qui concerne nos PME, la viticulture dans son ensemble, du pied de vigne aux matériels de vinification en passant par l'étiquetage et l'oenologie, a de belles perspectives encore devant elle. La réussite de la viticulture roumaine, vu les projets ambitieux de plantation réalisés ou à venir et la faible consommation roumaine de vin, passe part la capacité de celle-ci à exporter.
Dans la filière fruits et légumes, chère à notre département, il y a aussi beaucoup d'espaces à conquérir. Cela semble passer cependant par une forte présence ici, avec tous les efforts logistiques, financiers et humains que cela représente pour nos entreprises. La question est de connaître la capacité de celles-ci à se mobiliser de la sorte sur ce marché. N'oublions pas la taille de nos entreprises, qui est un facteur limitant quand on veut aborder l'international. Dans nos PME vauclusiens, ce sont souvent les chefs d'entreprises qui s'occupent de l'international.
Le secteur de la rénovation du patrimoine ancien est attractif aussi, notamment pour les monastères. Certaines entreprises françaises ont déjà réalisées des opérations intéressantes. Ici, il est intéressant de se charger de l'ingénièrie financière et d'apporter un solution de financement à nos partenaires roumains, fonds européens ou autres . C'est aussi vrai dans le domaine de la formation et pour ce qui nous concerne en premier lieu, les formations en hôtellerie, restauration et tourisme. Nous espérons saisir ces opportunités en les faisant fructifier au niveau de notre Chambre de Commerce et d'Industrie de Vaucluse.
3. Comment la collaboration avec la CCIFER a amené une plus value a votre mission ?
Cette collaboration a apporté une vraie valeur ajoutée à notre projet. Pour réussir, il nous fallait être immergé réellement et multiplier les contacts.
Nous avons bénéficié du réseau de la CCIFER en Roumanie. Elle nous a permis de prendre contact avec l'ensemble des interlocuteurs que nous avions ciblés, Ministères, Agences nationales et différents institutionnels mais aussi avec des partenaires potentiels du secteur privé. La CCIFER, grâce à son relationnel très développé, nous a ouvert les portes de la communauté française installée à Bucarest notamment et de la sphère francophile, très importante d'ailleurs chez nos amis roumains.
La possibilité en outre d'être représenté par une chargée de mission de la CCIFER de manière permanente pendant cette période, en étant hébergé au sein des équipes de la CCIFER a été notre véritable atout. Nous pouvions ainsi préparer les visites et assurer le suivi des contacts, cela nous a permis d'atteindre nos objectifs dans ce court délai qui nous était imparti.
J'en profite donc pour remercier l'ensemble des équipes de la CCIFER pour leur accueil, leur professionalisme et leur aide tout au long de ces 6 mois.
Benoît DAUDET
Responsable du Pôle International
Chambre de Commerce et d'Industrie de Vaucluse