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#flashinfo, 22 février. « Rencontrez un maire, développez une ville », avec Clotilde Armand, maire du 1er arrondissement de la ville de Bucarest

Le 19 février, dans le cadre de la première édition de cette année de la réunion « Rencontrez un maire, développez une ville » nous avons eu le plaisir d’avoir parmi nous Madame Clotilde Armand, Maire du 1er arrondissement de Bucarest.

« Rencontrez un maire, développez une ville » est un format de réunions en ligne lancé l’année dernière, en pleine période de pandémie et de changements structurels majeurs dans la manière dont le milieu privé et les autorités coopèrent.

Nous avons souhaité créer de cette façon, au sein de la CCIFER, un espace ouvert et transparent où les membres de notre communauté d’affaires de toutes les régions du pays peuvent rencontrer les représentants des autorités locales et centrales, ainsi que générer des opportunités d’affaires et avoir une contribution dans les projets importants grâce au savoir-faire du milieu privé. Ainsi, nous avons pu avoir un dialogue direct et en ligne avec les maires des villes : Cluj-Napoca, Iași, Sibiu, Timișoara, Oradea, Piatra-Neamț, Târgu Mureș.

« Le 1er arrondissement est le plus grand arrondissement de la capitale, caractérisé par la plus prospère et dynamique économie de Bucarest, comportant quelques-uns des plus grands centres d’affaires du pays, comme Piața Victoriei, Floreasca ou Băneasa. Nous considérons qu’on peut y trouver de nombreuses opportunités de développement soutenues par le milieu d’affaires ... » - François Coste, Président de la CCIFER

La stratégie de développement économique du 1er arrondissement de la capitale

•            La Mairie est dans la phase où elle rétablit l’Etat de droit. Il y a plusieurs domaines économiques où il faut faire respecter la loi. Jusqu’à présent l’autorisation de la Mairie, obligatoire en théorie, n’est pas réellement accordée, étant de cette manière dépourvue de valeur.

•            Il n’y a pas actuellement de structure pour gérer la relation que la Mairie a avec le milieu privé, mais la mise en place d’une telle structure est envisagée.

 

La fluidification du trafic et les solutions pour le transport en commun

•            Les attributions de la Mairie là-dessus ne sont pas nombreuses. Tous les grands boulevards sont administrés par la Mairie de Bucarest, la Mairie du 1er arrondissement étant responsable des rues adjacentes.

•            Bucureștii Noi, Pajura, Chitila sont des quartiers isolés. On va essayer de créer plusieurs entrées dans ces quartiers en se servant dans ce sens du Pont Constanța. On compte également doubler la taille actuelle de la rue Chitila qui est très passante.

•            Il n’existe pas de cadastre public. Cela est l’un de nos projets majeurs. Le domaine public n’est pas cadastré et chacun a pu, plus ou moins légalement, s’approprier des droits sur le domaine public.

•            Il existe beaucoup de projets pour ce qui est de la régénération urbaine, un est déjà à un stade avancé avec l’Ordre des Architectes de Roumanie. Il s’agit de Promenada verde - un endroit de promenade de 44 kilomètres qui va de Străulești jusqu’à Gherestrău, faite aussi pour les cyclistes et qui sera connecté au réseau de métro. Il créera donc, comme transport alternatif, une artère routière au centre de l’arrondissement qui permettra à tous les Bucarestois du 1er arrondissement à se rendre aux quatre coins de la ville d’une manière agréable, à vélo.

•            Le goudronnage des rues : on travaille à la mise en place d’un important contrat pour environ 40 rues non goudronnées.

 

Quels projets y a-t-il pour le domaine de l’éducation ?

•            En ce qui concerne les écoles, l’un de nos objectifs est de passer de trois roulements des élèves à deux. L’objectif pour ces quatre ans est de n’en avoir plus qu’un : de 8h à 18h pour que les parents puissent travailler pendant ce temps-là. Je pense que c’est une aide importante pour l’activité économique.

•            On veut faire construire des écoles là où il y a des enfants. On pourrait créer une école sur l’emplacement de « Grajdurile regale » - un très beau bâtiment qui est actuellement non utilisé et qui est dans l’administration du domaine public qui y détient quelques bureaux, mais il doit être rénové, mis en valeur. Il serait un endroit extraordinaire pour éduquer nos enfants. Il faut mettre en valeur les bâtiments qui font partie de notre patrimoine et les faire entrer dans un circuit éducatif, dans le circuit public.

 

Quels projets envisagez-vous pour faciliter la transition verte ?

•            La transition verte est une composante très importante de notre programme. Je connais les fonds alloués et il faut en profiter.

•            La plantation de plus de 50.000 arbres en 4 ans, le programme de réhabilitation thermique, des plateformes de transfert pour les déchets, la création d’une station de tri des déchets.

•            L’investissement dans 10 bornes de recharge pour véhicules électriques.

 

Quelle stratégie de Digitalisation a la Mairie du 1er arrondissement pour les citoyens, pour la transparence et l’efficacité ?

•            Ce domaine implique un changement majeur et tous les services de la Mairie doivent se dérouler en ligne

•            Parmi les objectifs et les projets en cours, on rappelle : la création d’un département informatique; la digitalisation du système de réservation des parkings payés; la nécessité d’investir dans les ordinateurs; que les autorisations pour les restaurants puissent se déposer en ligne, l’existence de la signature électronique sur les ordinateurs de la Mairie: le STS nous aide gratuitement dans ce sens; on a commencé à travailler sur un cadastre qui deviendra un GIS; la Mairie recrute à présent une équipe d’informaticiens.

 

La collaboration avec le milieu d’affaires

•            On a l’intention de moderniser et rationaliser la Mairie, composée de 3200 personnes.

•            La Mairie du 1er arrondissement se propose d’impliquer au maximum le milieu privé non seulement dans l’activité actuelle, mais aussi dans des modèles innovateurs d’affaires.

•            Parmi les projets sur lesquels on désire collaborer avec le milieu privé on compte la construction de trois bassins de natation l’année prochaine, l’exploitation des bornes de recharge, des salles de spectacle, comme les Théâtres d’été Bazilescu et Masca (dans deux ans) et l’exploitation des marchés.

•            Les enchères seront lancées une fois que le budget sera approuvé.

•            Le milieu privé honnête est une condition sine qua non pour réussir à faire tout ce qu’on s’est proposé.

Startups et innovation, ville intelligente

•            Pour le moment on ne veut pas expérimenter des technologies complètement nouvelles. On est intéressé par les technologies déjà expérimentées, qui ont prouvé leur viabilité même si elles n’ont pas encore été mises en œuvre en Roumanie.

•            En ce qui concerne les startups - on veut créer dans le 1er arrondissement des espaces où les startups peuvent exercer leurs activités. Notre mission est de créer l’infrastructure nécessaire. Par exemple, dans la zone du marché Piața Amzei on va créer, à l’étage d’un bâtiment construit il y a 13 ans et qui est resté vide, un business hub pour que les startups puissent s’y installer et travailler.

•            En bas du bâtiment on aura un espace culturel et aussi un marché et une supérette. Piața Amzei est un endroit branché, il y beaucoup d’informaticiens et de petites entreprises composées de gens qui innovent, qui désirent avoir un endroit pour échanger. On va s’adapter à la réalité du quartier pour soutenir les personnes qui ont besoin de cet espace. On fera la même chose à Bucureștii Noi. Notre soutien consiste dans la création d’un environnement urbain agréable où nos entrepreneurs pourront se sentir comme chez eux et ne voudront plus partir à des milliers de kilomètres.

•            Quant à la ville intelligente, on veut créer un portail en ligne qui permettrait une très bonne interaction entre la Mairie et les citoyens. Tous ces aspects demandent de l’innovation.

Les partenariats avec les opérateurs qui ont déjà l’expérience de la gestion de projets avec les autorités publiques. Comment soutenez-vous l’activité économique, associative, culturelle qui devient de plus en plus importante pour l’attractivité de l’endroit où l’on habite ?

•            On a décidé que le budget soit géré par une commission indépendante, apolitique, formée d’artistes. Elle sera une commission culturelle, composée d’artistes reconnus qui vont choisir par eux-mêmes au sein de la Mairie les managers culturels qui stimuleront et encourageront le milieu culturel.

•            On souhaite créer un cadre de vie plaisant et attractif pour les gens. On est au courant que, par rapport aux autres capitales, il nous manque certaines infrastructures, comme par exemple des salles de réunion, des salles polyvalentes. Il faut compenser ce manque par une vie culturelle vibrante, par une qualité de vie élevée.

•            Il est nécessaire de protéger l’architecture originale de Bucarest. Les touristes ne viennent pas pour voir des bâtiments en béton, en verre ou en plastique. Ils viennent pour voir le charme de Bucarest, notre patrimoine. On a toujours beaucoup de trésors architecturaux qui sont menacés et il faut intervenir pour les protéger.

 

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