Communication - Presse

Impact de la crise COVID - 19 sur le monde des affaires franco-roumain

Enquête réalisée par la Chambre de commerce, d'industrie et d'agriculture française en Roumanie entre le 27 mars et le 3 avril 2020

Entre le 27 mars et le 3 avril, la Chambre Française de Commerce, d'Industrie et d'Agriculture de Roumanie a mené une enquête auprès des entreprises membres au sujet de l’impact économique de la crise COVID19.

„ La CCIFER, votre chambre de commerce et d’industrie franco-roumaine, s’est réinventée dans cette crise sanitaire pour vous accompagner à la traverser et en sortir le mieux possible. D’abord, vous le constatez, nous portons les besoins de nos entreprises dans le dialogue public avec les autorités. Les objectifs de cette enquête sont pour permettre aux entreprises, d'une part, de mieux se positionner dans le contexte économique actuel vis-à-vis de leurs fournisseurs et de leurs clients. D'autre part, l'enquête vise à dégager les principales priorités d'intervention dans l'espace public et à les corréler avec les mesures économiques qui sont nécessaires dans la situation actuelle, mais aussi après la crise.”- a déclaré jeudi, 9 avril, lors de la présentation des résultats de l’enquete, François Coste, Président de la CCIFER

Sur la base des réponses des représentants des entreprises membres de la CCIFER, nous avons identifié 5 priorités de l'environnement des affaires franco-roumaines pour la période suivante:

1. Moins de 20% des répondants sont pessimistes à moyen terme

La tendance générale est plutôt positive. Le moral des entrepreneurs est à un niveau stable, de 3,6 sur une échelle de 1 à 5. Bien que réalisé dans un moment de grande incertitude, moins de 20% des participants à l'enquête se déclarent pessimistes. La plupart d'entre eux n'ont pas encore de visibilité sur ce qui va se passer, ou sont plutôt optimistes à moyen terme quant à l'évolution de l'entreprise qu'ils dirigent.

2. La première préoccupation - limiter l'impact sur les ressources humaines

La première préoccupation exprimée par les managers qui ont répondu à l'enquête concerne la limitation de l'impact de cette crise sur les ressources humaines, tant du point de vue sanitaire, mais aussi des mesures liées à la protection des revenus et même des emplois. Très peu de répondants ont parlé de licenciements ou de l'arrêt total de l'activité. La plupart se sont concentrés sur les mesures de flexibilité, et certains d'entre eux ont même proposé de nouveaux secteurs d'activité et la reconversion des entreprises afin de pouvoir garantir des emplois pendant la crise.

• 82% des répondants ont pris des mesures sanitaires pour protéger le personnel (télétravail, annulation de voyages, équipement de protection.)

• 52% ont pris des mesures de stand-by (gel des embauches, des salaires et des primes, etc.)

• 45% ont pris des mesures pour assouplir le temps de travail (anticipation des congés payés, recours au chômage technique)

• 6% ont pris des mesures de licenciement collectif

3. La seconde préoccupation - l'impact sur le chiffre d'affaires (baisse des commandes).

L'impact de la crise sur le chiffre d'affaires est perçu par les entreprises membres de la CCIFER comme assez limité, car la plupart des entreprises ne considèrent pas qu'elles seront impactées avec plus de 30% de perte sur le chiffre d'affaires. Cependant, les entreprises estiment que cet impact durera au moins jusqu’à la fin de l’année 2020.

4. La troisième tension des membres est limpact sur la trésorerie

La situation de crise met beaucoup de pression sur la trésorerie. Il y a des entreprises dans une situation plus favorable, celles qui ont des réserves. D'autres sont très exposées, celles qui viennent du domaine de l'entrepreneuriat et les petites entreprises. 33% des répondants ont fait une anticipation de trésorerie pour assurer la continuité de l'activité.

5. La cinquième conclusion est liée aux perspectives d'après-crise

Les entreprises prévoient déjà plusieurs opportunités que la situation de crise apporte. De nombreuses entreprises ont subi une reconversion de leurs activités pour produire des services et des produits devenus essentiels dans le contexte actuel. D'autres opportunités sont liées à la numérisation, aux changements de comportement au travail, à une plus grande ouverture au travail à distance, à l'agilité dans le processus de travail:

• Rééquilibrer le marché de travail

• Rendre les entreprises plus efficaces: agilité, télétravail, nummérisation

• Développement de nouvelles activités (reconversion, rachat d'entreprises en difficulté etc.)

• Délocalisation des lignes de production en Europe

Pour répondre à ces préoccupations et saisir les opportunités, plusieurs mesures sont attendues:

• Accès aux équipements de protection -  flexibiliser les agrements de mise sur le marché, stimuler la production locale.

Flexibilité de la relation avec l'État – prise en charge du chômage technique et adoption de mesures de flexibilisation du temps de travail, telles que réduction du temps de travail (existant), kurz arbeit (à l'étude).

Octroi de facilités fiscales - bonifications, financement des PME, subvention d'intérêts pour les prêts garantis (en vigueur pour les PME).

 

Méthodologie de l'enquête

Dans le cadre de l'enquête, la CCIFER a consulté plus de 1 000 personnes provenant des 600 sociétés membres, dont 540 personnes ont répondu à nos questions. Les répondants proviennent d'entreprises aux profils différents en termes de taille et de secteur d'activité. Ainsi, 33% des répondants proviennent du secteur des services, 13% de l'industrie, 8% du commerce et de la distribution, 8% de l'informatique et des télécommunications, 7% de la construction, 7% de l'agriculture, 3% du tourisme, 5% des autres secteurs.

52% des répondants représentent des PME ou des filiales de grands groupes, 22% des grands groupes, 19% des TPE / startups / entrepreneurs et 7% des ONG et des établissements scolaires.

CCIFER

Dans les conditions exceptionnelles de crise actuelle, la CCIFER continue de se positionner dans le dialogue avec les autorités publics les différentes mesures nécessaires ou exprimées par les entreprises membres, afin que les opportunités souhaitées par nos membres deviennent réalité dans la prochaine période.

Communauté d’affaires fondée sur le savoir-faire français, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture Française en Roumanie (CCIFER) est un leader engagé dans le développement durable des particuliers, des entreprises et de la Roumanie. Catalyseur du monde des affaires franco-roumain, CCIFER rassemble plus de 550 entreprises françaises et roumaines, dont le chiffre d’affaires cumulé est de 18 milliards de dollars et qui ont créé plus de 125 000 emplois directs en Roumanie. Les sociétés membres sont des leaders dans de nombreux secteurs de l'économie locale. CCIFER exprime une position commune des entreprises membres et des investisseurs français en Roumanie dans le dialogue avec les autorités publiques.

 

Contact:

Cătălina BĂLAN

Chargée de communication

catalina.balan@ccifer.ro

 

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