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Baromètre de conjoncture économique CCIFER, avril 2021

Les investisseurs retrouvent confiance dans l'attractivité et la compétitivité économique de la Roumanie.

Après que la Roumanie ait enregistré la plus forte croissance parmi les pays de l'Union Européenne au dernier trimestre 2020, la CCIFER a lancé parmi les entreprises membres un nouveau baromètre de la conjoncture économique, afin d'évaluer la perception des investisseurs sur les indicateurs économiques transversaux , ainsi que ceux sectoriels. Le baromètre synthétise les indicateurs de cadre général (économique, politique, social, d'attractivité), des indicateurs de cadre spécifiques (le chiffre d'affaires, le personnel, la rentabilité, les investissements) et un indicateur général sur le moral. Les résultats du baromètre, dont l’enquête s'est déroulée entre février et avril 2021, ont été restitués lors de l'Assemblée Générale des membres de la CCIFER, qui a eu lieu ce 19 avril.

„ On constate qu'au sein de l'Union Européenne, la Roumanie se remet plutôt bien de cette crise sans précédent (à l'exception des secteurs de l'hôtellerie, de l'événementiel et du transport de passagers), enregistrant une baisse de son PIB plus faible, une forte reprise et une dette publique à 45% du PIB . Par rapport au dernier trimestre 2020, le baromètre enregistre l'anticipation des membres de la CCIFER d’une sortie rapide de la crise.” – François Coste, Président de la CCIFER

  • La perception des investisseurs sur l'attractivité de la Roumanie est quasiment au niveau record de 2019, à 3,4 sur 5.  La Roumanie continue à être attractive pour les entreprises membres de la CCIFER. Elle est un véritable relai de croissance grâce à son marché non saturé au sein de l’U, mais aussi de compétitivité globale, les entreprises en produisant ici une partie de leur valeur ajoutée dans les activités manufacturières ou de service.
  • Actuellement, le moral des investisseurs français est au plus haut niveau des 3 dernières années, s'établissant à 3,45 sur une échelle de 1 à 5, après une chute spectaculaire en 2020 à 2,84.
  • Tous les indicateurs mesurés montrent une augmentation significative par rapport à 2020, 6 sur 10 dépassant les niveaux maximaux des trois dernières années (économique, politique, social, chiffre d'affaires, rentabilité, moral et total).
  • La moyenne de tous les indicateurs mesurés dépasse le niveau des 3 dernières années, montrant la confiance du monde des affaires dans une reprise économique et une sortie de crise dans un proche avenir, ainsi que dans le niveau de stabilité socio-économique de la Roumanie à court et moyen terme.

 

Indicateurs concernant l'environnement des affaires

  • Economique: En termes d'indicateurs sur l'environnement économique en général, ils dépassent les niveaux à partir de 2018. À 3,32, la perception de l'environnement économique des investisseurs est positive.
  • Politique: La perception sur l'environnement politique se situe à 3.30. Après une année pandémique qui a chevauché les élections locales et législatives, les quatre prochaines années non électorales en Roumanie sont annoncées comme une étape importante pour les transformations fondamentales nécessaires à la relance socio-économique post-coronavirus.
  • Social: L'environnement social est évalué à un niveau plus modeste, de 3,07. Cela peut s'expliquer par l'influence de plusieurs facteurs, comme le maintien du travail à temps partiel dans certains secteurs, ainsi que le télétravail qui, s'il a contribué à protéger la santé des salariés,  contribue également à l'érosion des relations de collaboration et de productivité. En outre, l'évolution trop rapide du coût du facteur humain est très difficile à compenser pour les gains de productivité, alors que les tensions chroniques sur le marché du travail persistent et que les positions des fédérations syndicales dans le dialogue public sont renforcées au détriment des organisations patronales.

Indicateurs avancés sur les entreprises

  • À 3,49, les perspectives sur l'évolution du chiffre d'affaires sont les plus élevées de ces dernières années, à l'exception des secteurs encore directement concernés par les mesures de confinement.
  • À 3.40, la rentabilité est à son plus haut niveau ces dernières années, bénéficiant de la reprise de la demande et des économies de frais généraux, qui ont permis d'abaisser le point d'équilibre des entreprises.
  • Les perspectives d'emploi, à 3,21, reflètent la reprise soutenue, quoique prudente de l'emploi suite à un gel partiel du marché du travail en 2020.
  • En termes d'investissements aussi, la position à 3,30 traduit une reprise, mais prudente, après une année 2020 marquée par des retards dans les investissements.

Défis:

  1. Le premier défi est le ralentissement temporaire de l'activité: 42% des personnes interrogées disent que la pandémie affecte moins de 10% l'entreprises, 31% des investisseurs étant affectés par 10 à 25%, tandis que 15% d'entre eux subissent des pertes entre 25 et 60 %. 7% des investisseurs sont concernés par plus de 70% de pertes.
  2. Le deuxième indicateur fait référence au retour au niveau d'activité considéré comme normal, respectivement celui d'avant la pandémie. 20% des investisseurs n'ont pas enregistré de baisse en 2020, 25% s'attendent à un retour à un niveau normal en 2021, 28% estiment le retour comme possible uniquement en 2022, et 18% en 2023. Seul 9% des personnes intérogées ne peuvent pas estimer quand ils reviendront à un niveau d'activité similaire à celui de 2019.
  3. Concernant les principales difficultés de l'entreprise, 71% des investisseurs évoquent l'imprévisibilité induite par la crise sanitaire sans précédent, la baisse de 51% des volumes ou des parts de marché, ainsi que la baisse des volumes due aux contraintes de mobilité ou à la rupture de la chaîne d'approvisionnement.

Les principales mesures pour faire face à la crise:

  • 98% des investisseurs ont recourent au télétravail lorsque la nature du poste le permet; 27% d'entre eux gèlent leurs emplois. Le levier suivant est d'accélérer la digitalisation de l'entreprise, doublé par des mesures d'accompagnement des clients par le crédit commercial et par la digitalisation de l'offre. Enfin, les investisseurs ont également pris des mesures pour soutenir les fournisseurs.
  • En termes de priorités pour accroître la compétitivité de l'environnement économique et renforcer le dialogue public, s'impose le besoin de prévisibilité politique (moins d'ordonnances d'urgence, plus de consultations, moins de contrôles abusifs), la simplification de l'interaction avec les autorités publiques et, enfin, la modernisation des infrastructures.

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