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Entretien avec Alain de Penfentenyo, EGIS Roumanie

Qui êtes-vous ?

Je suis Ingénieur Civil de formation. J'ai travaillé plus de 12 années en dehors de France, en Afrique et en Europe Centrale. Je suis dans le groupe Egis depuis plus de 30 ans.

De 2006 à 2013, j'étais responsable de la zone Europe, basé en France ; la Roumanie était un de nos principaux pôles d'activité, et j'ai eu l'occasion d'y faire de nombreux séjours.

Depuis début 2017, j'ai pris la direction de notre filiale Egis-Romania, et me suis installé à Bucarest.

 

Pourquoi investir en Roumanie?

Egis est un groupe d'ingénierie français, filiale de la Caisse des Dépôts, travaillant dans le domaine des infrastructures et de la construction. Nous ne produisons que des services intellectuels, et ne sommes absolument pas constructeurs. Nous sommes plus de 14 000 personnes à travers le monde, dans des secteurs comme routes et autoroutes, voies ferrées, métros, aéroports, alimentation en eau, assainissement, développement urbain, hôpitaux, stades, …

Notre particularité est qu'au-delà des stricts services d'ingénierie, nous sommes également investisseurs et exploitants. Nous investissons dans des concessions ou des PPP (autoroutiers, aéroportuaires, urbains) et nous exploitons ces infrastructures pour le compte de clients principalement publics.

Nous sommes présents en Roumanie depuis plus de 20 ans, et nous y avons une filiale créée en 1996.

Les besoins de la Roumanie en matière d'Infrastructures sont énormes. Les fondamentaux du pays sont excellents : pays peu endettés, cadres de très bon niveau, financements disponibles notamment avec les Fonds Européens. Les relations entre la Roumanie et la France ont toujours été privilégiées. La Roumanie est donc, pour le groupe Egis, un pays d'investissement.

 

Quelle tendance pour votre secteur en 2018?

La vision optimiste développée ci-dessus ne doit pas masquer les difficultés. Par exemple, malgré la disponibilité des fonds, aucun kilomètre d'autoroute n'a été mis en service en 2016 et 2017.

Nous sommes au milieu du programme 2014 – 2020 des Fonds Structurels Européens et seulement 7% ont été absorbés.

Le secteur de l'ingénierie infrastructures a traversé une période difficile. Mais il y a une réelle volonté de sortir de cette situation. De nombreux appels d'offres, notamment dans le domaine autoroutier ont été lancés. Cela va se traduire par de nombreux contrats signés en 2018. Les entreprises d'ingénierie vont pouvoir regarnir leur carnet de commande.

 

Un mot pour la CCIFER 

En étant regroupées, nos entreprises sont beaucoup plus efficaces.

La CCIFER est un acteur de poids, reconnu par les autorités administratives et politiques du pays. Les ministres, lorsqu'ils sont sollicités, n'hésitent pas à recevoir et à participer à des réunions de réflexion. L'action de la CCIFER au sein de groupes de travail transversaux, comme Coalitia, par exemple, permet d'avoir une influence sur les autorités au plus haut niveau.

Je voudrais souligner l'excellent travail des permanentes de la CCIFER. Les entreprises membres sont, il est vrai, les acteurs de la CCIFER. Mais, prises par la pression au quotidien de leur business, elles ne feraient rien sans la coordination et l'émulation très professionnelles des permanentes.

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