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Entretien avec Andrei BIRO, Arval Romania

Quelles sont les nouvelles tendances qui caractérisent le marché de la LLD-location longue durée ? 

Il y a une tendance que nous remarquons chez nos clients, nommé Full Outsourcing (externalisation totale du parc automobile, n. t.), la différence par rapport au produit Full Service – leasing opérationnel aux services inclus – en étant très grande. Full Outsourcing, ç’est la pointe absolue, ç’est le produit le plus complexe que nous pouvons vendre.

Comme vous savez, Arval, conjointement avec le partenaire des Etats-Unis – Element, a racheté GE Fleet Services. Ainsi sommes-nous parvenus à administrer plus de 3 millions de voitures, dans plus de 50 pays, et nous avons construit une offre globale en réponse aux exigences d’externalisation émanant de certains clients globaux, en principal des multinationales très grandes. Concrètement, ces compagnies n’ont plus un manager de flotte, le rôle de celui-ci en étant relayé par nous. Cela dit, en conformité aux règles que nous déterminons dès le début avec ces compagnies, nous choisissons les voitures, nous les administrons, nous gardons le contact avec les utilisateurs, nous optimisons les coûts et nous assurons une mobilité maximale, en faveur de tous les utilisateurs de la compagnie respective. 

Nous avons également en Roumanie des clients de plus en plus nombreux, qui sínteressent a la LLD Full Outsourcing, ce qui nous détermine à affirmer qu’une nouvelle tendance est apparue sur le marché du leasing opérationnel.      

 

Avez-vous des critères différents pour les entreprises petites et moyennes, en ce qui concerne l’administration des flottes ?

Nous n’avons pas de stratégies d’administration différentes, nous avons seulement des stratégies d’appel différentes. Dès que le client soit entré dans notre flotte automobile, nous n’avons pas de motifs pour le traiter différemment. Pour nous, mettre une voiture à la disposition d’une entreprise petite ou moyenne, et 100 voitures à la disposition d’une grande compagnie, ç’est presque la même chose. Un client reste un client, quel que soit le nombre de véhicules qu’il détient dans la flotte, et nous lui offrons la même attention, puisque les phases et les moments-clé sont les mêmes, depuis la mise à disposition et le premier accident, et jusqu’à la restitution et au renouvellement du contrat. A la différence d’autres protagonistes du marché, nous n’avons pas arrêté un seuil minimal du nombre de voitures dans les flottes administrées.

Nous pouvons servir et apporter des bénéfices très importants à tout type de compagnie, tant avec une voiture, qu’avec 2.000 voitures. Certainement, le niveau des discussions et de notre implication dans de divers projets, est différent, mais, en principe, notre produit est le même, les moments-clé sont les mêmes, notre intérêt face à la mobilité totale, est le même. Pratiquement, l’effort que nous fournissons, est marginal, ce qui explique notre possibilité d’offrir des tarifs très compétitifs pour les clients très petits. 

Les compagnies locales déplorent le manque de temps, mais ne l’apprécient pas encore à tel point, qu’elles acceptent l’idée de l’externalisation. Nous devons les convaincre que leur temps est autant précieux que leur argent, qu’il faut réserver pour le développement de l’affaire, plutôt que de l’immobiliser en voitures. On se retrouve, d’une certaine manière, dans la situation d’il y a 11 ans, le moment de début d’Arval sur le marché de Roumanie, lorsque ces arguments étaient valables pour les grandes compagnies y compris. En quelque sorte, nous revivons le même cycle.          

 

Quelle est l’orientation de la compagnie envers les voitures « propres » - électriques et même hybrides – et comment on transpose celle-ci dans l’affaire pour 2017 ?

En 2017, Arval Roumanie a sollicité et obtenu l’agrément dans le cadre du Programme concernant la réduction des émissions de gaz à effet de serre dans le domaine des transports, par la promotion des véhicules de transport routier non polluants et efficients de point de vue énergétique 2017 – 2019 (le « Programme la Bagnole Plus »), en étant l’une des quelques entités juridiques, surtout dans l’industrie du crédit-bail opérationnel, ayant obtenu la participation à ce programme. Ce programme nous a permis d’accéder au financement offert par les autorités publiques pour l’acquisition d’automobiles électriques hybrides (CO2 < 50g/Km) et d’automobiles purement électriques (CO2 = 0 g/Km), en devenant un facteur très important de croissance signifiante de ce segment de véhicules, par rapport à 2016, sur l’ensemble de la flotte opérée par Arval, qui a réussi à contracter plus de 100 véhicules de ce type en 2017.        

 

Est-ce que l’on peut discuter sur le fait que les politiques de sécurité routière doivent faire partie de la culture des organisations ayant des parcs de véhicules ? 

J’estime qu’il est essentiel, à ce moment, que ces politiques de sécurité routière fassent partie de la culture organisationnelle, les compagnies en devant passer au niveau suivant, celui de prévention, d’anticipation. Si une compagnie veut réduire les émissions et protéger les utilisateurs, alors celle-ci devrait se concentrer sur les paquets de sécurité. D’ailleurs, Arval envisage d’offrir de plus en plus aux utilisateurs l’opportunité de conduire des véhicules à boîte de vitesse automatique, puisque, au volant d’une pareille voiture, le risque d’accidents diminue.

Il est essentiel que les entités adaptent leur politique de flotte, en se préoccupant de l’empreinte de CO2, en se préoccupant de la sécurité, en prêtant attention à avoir un consultant qui leur fournisse toutes les informations nécessaires. Ç’est justement pour ces raisons, que la compagnie Arval, par l’intermédiaire de l’équipe commerciale, est prête à fournir aux clients toutes les informations aux fins d’une politique de flotte étayée sur les réalités que nous vivons. La responsabilité d’une organisation consiste en la mise à disposition d’un instrument de travail parfaitement adapté. Et je me réfère non seulement à une voiture adaptée, mais aussi à une philosophie en matière d’utilisation de la voiture, en sorte que les compagnies puissent poursuivre en temps réel - notamment par le biais de la solution de téléonomie que nous allons mettre en pratique - le comportement au volant des utilisateurs et, par l’éventuel redressement de celui-ci, prévenir les incidents routiers.            

     

 

 

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