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Lancement de la première crêperie -épicerie bretonne de Bucarest

Nominoë est bien-sûr et avant tout le premier roi de Bretagne, le „père de la nation”, comme l’appellent les bretons, celui qui a unifié la Bretagne, a vaincu Charles le Chauve, le roi de la France Occidentale, pendant la bataille de Ballon, en 845, obtenant ainsi la reconnaissance de l’indépendance de la Bretagne de la part des puissants guerriers francs.

Mais Nominoë est aussi l’histoire de la première „crêperie -épicerie” bretonne de Bucarest, qui a ouvert ses portes le 17 septembre 2018.

Une histoire qui a cependant débuté il y a... 36 ans, lorsqu’un petit garçon qui n’avait pas encore 8 ans, de son nom Olavy-Theodor, a peine échappé de l’immense prison qu’était la Roumanie de Ceausescu, arrive avec ses parents dans un centre pour refugies et apatrides situé a Piriac-sur-Mer, un petit port de pêche du sud de la Bretagne. Une région dans laquelle il passera les 11 prochaines années de sa vie et dans laquelle il reviendra régulièrement par la suite, une région de la France avec une forte identité, culture, gastronomie et histoire, mais aussi avec une nature et une géographie toutes particulières, qui l’a accueilli et protège lorsqu’il était errant et dans le besoin, et dont il restera profondément attaché.

Voilà comment et pourquoi, au début de l’année 2017, au cours d’une discussion avec son épouse, ce petit garçon devenu entre un homme dans la force de l’âge et sa moitié, Dana, ont eu l’idée qu’ils pourraient recréer chez nous, en Roumanie, un petit coin de Bretagne, devenant ainsi une sorte d’”ambassadeurs” de cette superbe région. Et comment mieux représenter la Bretagne en dehors de ses frontières qu’en ouvrant une crêperie bretonne ? Dans ce but, les deux ont commencé par se former au métier de crêpier, en Bretagne, ou, au cours de l’été 2017, ils ont suivi une formation personnalisée à l’”Ecole Crêperie Le Roïc”, dispensée par Maitre Patrick Rongier. Un homme hors normes, qui a cru dans le projet qu’ils lui ont décrit et qui a même rouvert l’école qu’il venait de fermer pour déménager à quelques dizaines de kilomètres de là, spécialement pour eux.

A suivi une longue période de préparatifs en vue d’ouvrir effectivement cette première „ambassade de Bretagne” en Roumanie, une période de près d’un an... Un an de démarches administratives diverses (et chez nous, elles ne sont pas peu nombreuses...), de contacts avec les fournisseurs, tant roumains que bretons, de recherche d’un espace commercial adapte pour un tel projet, d’aménagement de cet espace  une fois trouve, de recrutement et de formation d’une équipe à la hauteur de ce projet. Une période longue et difficile, d’autant plus que les deux jeunes entrepreneurs ont du se partager entre les emplois qu’ils continuaient d’occuper (professeur d’anglais pour elle, directeur dans une multinationale automobile pour lui) et ce projet. 

Mais après 1 an, le bout du tunnel est apparu: l’espace choisi était équipé, aménagé et décoré, les multiples autorisations nécessaires étaient obtenues, une belle équipe avait été formée, et les choses devenaient un peu plus simples après qu’il ait décidé de se prendre un congé sabbatique de 6 mois pour se consacrer entièrement à ce projet et le „mettre sur les rails”.

Voilà comment, les 13 et 15 septembre, Dana et Theo, avec leur équipe (Ales, Bogdan, Noemi et Daniel) et un invité de marque (Maitre Patrick Rongier lui-même, celui qui les avait formés un an plus tôt au métier de crêpier), ont organisé 2 beaux évènements de lancement de cette première „crêperie-épicerie bretonne” de Bucarest, et le 17 septembre, ils ont officiellement ouvert leur petit établissement.

Un établissement qui est une authentique crêperie bretonne, avec des galettes élaborées à partir d’une véritable farine de sarrasin breton, bio et naturellement sans gluten, mais aussi des crêpes de froment, toutes deux complétées par les garnitures bretonnes les plus traditionnelles, et bien-sûr le meilleur cidre artisanal breton, produit dans la plus ancienne cidrerie artisanale bretonne encore en activité (brut, doux et bio, tous 3 médailles d’or au dernier Concours Agricole de Paris), mais aussi la meilleures bièr artisanale roumaine, non filtrée et non pasteurisée (IPA et blanche). Et dans le même temps une épicerie fine, où les clients peuvent se procurer tant le cidre et la bière susmentionnés, que de véritables biscuits artisanaux bretons (galettes et palets) et des caramels papillotes au beurre salé. Tant dans la crêperie que dans l’épicerie, l’accent est mis sur les produits traditionnels, artisanaux, naturels et bio.

Mais Nominoë est encore plus qu’une crêperie-épicerie bretonne (ce qui n’est déjà pas peu de choses!). C’est une vraie „ambassade” de Bretagne, de par sa décoration, sa musique, son atmosphère, sa petite bibliothèque faite exclusivement de livres qui évoquent la Bretagne (pour adultes, pour enfants, depuis l’histoire, le tourisme, la géographie, la peinture et les belles légendes bretonnes jusqu’aux bandes dessinées), un lieu „qui transporte, tant dans l’espace que dans le temps”, ainsi que l’a très joliment dit l’une des premières clientes qui a passé le seuil de ce lieu à part; c’était le plus beau compliment que Dana et Theo pouvaient recevoir !

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