Communication - Presse

L’école professionnelle doit fonctionner comme une entreprise

Plus de 100 personnes ont participé hier soir à l’événement Germans and French meet Brasov organisé par la Chambre de Commerce et d’Industrie Française en Roumanie (CCIFER) et par la Chambre de Commerce et d’Industrie Roumaine-Allemande (AHK Roumanie). Cet événement a mis en débat le thème de l’enseignement professionnel et a commencé avec la présentation des résultats des études menées par chacune des deux Chambres bilatérales.

Lors de cet événement, les représentants des entreprises présentes (Schaeffler Roumanie, Star Transmission, Total Roumanie et Industrial Montaj) ont souligné que le succès d’une coopération entre le milieu privé et une école professionnelle ne pourrait pas exister sans le soutien de l’inspectorat et de l’administration locale.

Les entreprises font de grands efforts pour s’assurer un personnel qualifié et pensent que les choses évoluent positivement, mais s’heurtent encore contre beaucoup d’obstacles, comme la mentalité des parents, des élèves, de la société en général en ce qui concerne l’enseignement professionnel, le professionnalisme et l’attitude du personnel du système et la structure du système social, qui se dirige de plus en plus envers les études supérieures. On a souligné en même temps que le système d’enseignement professionnel actuel est loin d’être parfait et qu’il aurait besoin d’améliorations : du curriculum, des qualifications, de la formation de professeurs, des directions de formation etc. On est arrivé à la conclusion que le système doit être restructuré, que la législation devrait été modifié pour bâtir un système d’enseignement de qualité : « L’école professionnelle doit fonctionner comme une entreprise ». Ce message a été soutenu aussi par l’Inspecteur Scolaire Général de Brasov, Mme. Ariana Bucur, qui a ajouté que «Le soutien et le développement de l’éducation et de la formation professionnelle n’est pas facile, mais le prix de l’échec est beaucoup plus grand que l’on se permet de payer ».

Les discussions ont été suivies par l’intervention de M. Dragos Cosma, Inspecteur Général et représentant du Ministère de l’Education qui a présenté le document concept : Les options de formation professionnelle après la 8e classe, l’introduction de l’enseignement professionnel dual, qui en ce moment se trouve dans l’étape de consultation jusqu’à mi-juin. La proposition du Ministère a soulevé de différentes discussions et en grande partie des mécontentements parmi les participants, car les mesures proposées ont été considérées insuffisantes et ne rencontrent pas les attentes et la nécessité de changer le système. Les mécontentements des représentants du milieu d’affaires présents à l’événement ont été liées aussi au fait qu’ils n’ont pas été appelés à contribuer au processus de développement de ce concept, même s’ils en sont les principaux bénéficiaires. De plus, selon ceux-ci, certaines entreprises ont avancé ces dernières années plusieurs propositions d’améliorations, mais elles n’ont pas été prises en considération.

Pendant l’événement, les deux associations ont présenté les études rédigées par chacune dans le domaine.

AHK Roumanie a analysé les expériences des entreprises allemandes actives dans l’enseignement professionnel et a remarqué que les agents économiques, bien qu’ils aient des projets de succès et qu’ils soient en grande partie contents des employés issus de l’enseignement professionnel, ont identifié les points faibles du système, qui doivent être améliorées, comme : l’adaptation du curriculum aux besoins du marché, l’introduction de nouvelles qualifications nécessaires sur le marché du travail, l’implication intensive des agents économiques dans tous les processus du système. Et notamment, on a besoin de VISION, STRATEGIE et STABILITE.

L’enquête menée par la CCIFER parmi ses membres entre mars et avril met en évidence le fait que 86 des 97 personnes qui ont répondu souhaitent recruter, 65 souhaitent recruter rapidement et 32 envisagent de recruter plus de 11 salariés.

Du total des personnes qui ont répondu à l’enquête, 57 souhaitent recruter du personnel qualifié et 79 ont des difficultés pour trouver les profils dont ils ont besoin.

Les plus recherchés profils sont celui d’opérateur, technico commercial, techniciens, électriciens, mécaniciens, soudeurs. Les entreprises ont aussi des difficultés à recruter du personnel pour le premier niveau d’encadrement : chefs de projet, chefs d’équipe et chefs de chantier.

Ils sont aussi ouverts à privilégier les stages de pratique et la formation en alternance.

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La CCIFER réunit à présent presque 500 sociétés membres, à capital français et roumain, qui représentent 15% du PIB de la Roumanie et plus de 125 000 emplois.

Créée en 2002, AHK Roumanie est la représentante officielle de l’économie allemande en Roumanie et compte plus de 530 sociétés membres. AHK Roumanie soutient les entreprises allemandes à leur entrée sur le marché roumain et les sociétés roumaines intéressées par le marché allemand.

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