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Portrait- Jérome France, EMI International

Ce mois nous vous proposons de connaître M. Jérome France, EMI International et trésorier CCIFER

Qui êtes-vous ? 

J’ai 35 ans, marié, deux enfants. Je suis entrepreneur, établi en Roumanie depuis 2003, j’ai développé des sociétés en Roumanie, Russie, Ukraine et exporte nos produits et services dans plusieurs autres pays. 

En Roumanie, ma société EMI assure la conception, fabrication, montage et maintenance de portes industrielles. Nos clients sont l’industrie, les centres commerciaux, logistiques et tertiaires (stades, hôpitaux etc…). Nous couvrons le territoire national avec nos propres équipes afin d’être proche de nos clients et apporter un service optimum. Notre concept est unique en Roumanie.

Quelle tendance pour votre secteur actuellement en Roumanie ? 

Nous avons en France une expression: « quand la construction va, tout va ». Je dirais plutôt qu’en construction, nous sommes les héritiers du succès des autres. Les entreprises industrielles se développent, les centres commerciaux fleurissent, la logistique émerge. Pour le tertiaire, bien que nous avons la politique d’aborder les marchés publics avec parcimonie, la modernisation des hôpitaux se met peu à peu en route, quelques beaux stades dont National Aréna pour lequel nous avons beaucoup travaillé sortent de terre. Le marché d’équipement se porte très bien. 

Pour ce qui concerne la maintenance, la tragédie du Colectiv a fait  prendre conscience que le respect des normes n’était pas une plaisanterie, nous avons de plus en plus de contrats de maintenance et de contrôle préventif. C’est une obligation législative européenne mais encore très peu d’entreprises y souscrivent ici. Sur ce secteur nous sommes clairement en avance, c’est beaucoup d’investissement dans le temps pour pouvoir apporter un service au niveau des attentes des clients et nous sommes les seuls à l’avoir réalisé sérieusement. 

Quel est votre projet à la CCIFER ? 

De mes expériences dans différents pays, il fallait se débrouiller seul, en croisant de temps en temps de mauvais interlocuteurs. C’était parfois rock & roll, souvent une perte de temps, d’argent et des prises de risque importantes. Tout cela faisait partie de la découverte du pays, du « ticket d’entrée ». L’objectif ici est de baliser de terrain, de rendre facile et accessible le business avec ce catalyseur d’énergies et d’idées qu’est la CCIFER. J’aurais rêvé avoir aux débuts en Russie un incubateur tel que celui proposé aujourd’hui à la Chambre! A l’époque je répétais systématiquement dans les rencontres pays que nous avions besoin de ces pépinières d’entreprises. 

Il y a encore beaucoup de choses à faire. Je suis membre du conseil d'administration depuis 2 ans, j’ai lancé le groupe de travail BTP & Infrastructures en plaçant les clients et les partenaires au cœur de nos rencontres. A l’invitation de notre président Eric Faidy, j’ai accepté l’année passée de rejoindre le Conseil au poste de trésorier et  j’ai initié un système de suivi de budget qui nous permet de suivre de façon plus réactive notre activité.

Mon projet est d’apporter en continu des idées de terrain avec les expériences que nous vivons dans nos PMEs, comme par exemple suite à un échec de négociation avec un fournisseur au prétexte que nos volumes étaient trop faibles, j'ai lancé l’idée de réaliser des achats groupés…l’idée a fait son chemin et un groupe de travail très compétent a pris le relais! C’est une force d’équipe et dans ce cas les PME pourrons, si ce projet abouti complètement, bénéficier de la puissance des grands groupes.  C’est un exemple de ce que doit être la chambre à mes yeux.

Je souhaite encourager les PME à venir enrichir cet outil et leur business en devenant acteurs au cœur du système. Il y a déjà beaucoup de possibilités à travers des différents groupes de travail et évènements. 

La CCIFER doit aussi être un portevoix pour les PME : 

- Une PME qui vient avec une idée peut la voir transformée en projet de loi, c’est ce que nous venons de faire dans le groupe de travail BTP& Infrastructure 

- Une PME qui a des difficultés avec ses projets peu faire appel à la chambre, nous avons eu des cas de projets de fonds structurels injustement bloqués pour lesquels le dossier a été porté aux bonnes personnes et débloqué car il devait l’être !

- Une PME doit trouver au sein de la chambre une palette de services qu’elle aurait du mal à s’offrir de façon isolée. C’est déjà le cas et nous devons continuer dans cette voie.  

En bref mon projet pour la CCIFER est d’offrir une vitrine et un vecteur aux PMEs afin de développer leur business dans un environnement serein, de bénéficier de la puissance des grands groupes et de ne pas rester isolées.

Que souhaitez-vous à la CCIFER pour ses 20 ans ? 

Je souhaite à la CCIFER de continuer son évolution comme elle l’a fait ces 20 dernières années. Je connais la CCIFER depuis 15 ans et l’évolution a été spectaculaire et exponentielle. Nous ne sommes que de passage pour apporter ce que nous pouvons, la recherche d’excellence doit rester la même dans le temps.

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