Bilans d’évènement

Retour sur: Groupe de Travail Transition Verte

La première réunion de 2026 du Groupe de Travail Transition Verte (18 février) a mis en avant les risques climatiques et la pression croissante exercée sur le monde des affaires pour intégrer l’adaptation et la décarbonation dans les stratégies de développement. Dans un contexte économique et géopolitique complexe, les participants ont souligné que le changement climatique n’est plus un risque lointain, mais une réalité ayant un impact direct sur les investissements, les infrastructures et la compétitivité.

La Roumanie se réchauffe plus rapidement que la moyenne mondiale

L’invité principal de cette édition, Mihnea Cătuți, Directeur Exécutif de Energy Policy Group, a présenté les conclusions du rapport national sur le changement climatique, une étude interdisciplinaire qui synthétise les données scientifiques les plus récentes concernant l’évolution climatique en Roumanie.

Selon les données présentées :

  • La température annuelle moyenne en Roumanie a augmenté de 2,11°C entre 1958 et 2023, dépassant la moyenne mondiale et européenne.
  • Les vagues de chaleur deviennent plus fréquentes et plus intenses, avec des projections pouvant atteindre 40 jours supplémentaires de canicule par an d’ici 2050.
  • La sécheresse tend à devenir un phénomène structurel, et non plus ponctuel, avec un impact majeur sur l’agriculture et les ressources en eau.
  • L’alternance entre sécheresse sévère et précipitations torrentielles transforme les phénomènes extrêmes en « nouvelle normalité ».

La conclusion principale : la Roumanie entre dans une décennie décisive, où l’adaptation devient une priorité nationale et la politique climatique se transforme en politique de développement économique. Sans action rapide, les vulnérabilités et les pertes économiques augmenteront de manière significative.

Les coûts de l’inaction dépassent ceux de la transition

Le rapport souligne que l’impact économique du changement climatique augmente plus rapidement que la capacité des politiques publiques à s’adapter. L’agriculture reste extrêmement vulnérable à la sécheresse et aux températures extrêmes, le secteur énergétique fait face à une demande accrue de refroidissement et à une variabilité hydrologique, tandis que les infrastructures génèrent des coûts d’entretien de plus en plus élevés.

Parallèlement, la transition énergétique est décrite comme inévitable mais incomplète. Les transports et les bâtiments deviennent les principales sources d’émissions, et la prochaine étape de la transition aura une dimension sociale importante, avec des implications directes pour la population.

La résilience – le nouveau standard dans le monde des affaires

Dans la seconde partie de la réunion, Roxana Suciu, Directrice ESG chez KPMG, a abordé la question de l’intégration des risques et vulnérabilités climatiques dans les stratégies des entreprises.

Elle a souligné que, à l’échelle mondiale, les plans d’action actuels ne suffisent pas à atteindre les objectifs fixés par Accord de Paris, et que les conclusions de la récente conférence COP30 indiquent que les cibles climatiques sont « hors piste ».

Des exemples récents illustrent l’ampleur des risques :

  • Les inondations de Valence (2024) ont causé environ 11 milliards USD de dégâts, dont seulement 4,2 milliards assurés.
  • Les inondations en Allemagne et en Europe centrale et orientale ont entraîné des pertes totales supérieures à 9 milliards USD.

En Roumanie, les records de température, la sécheresse prolongée de 2018 à 2021 et l’intensification des phénomènes extrêmes montrent que les risques climatiques se manifestent déjà localement.

Selon Roxana Suciu, la résilience est essentielle pour :

  • protéger la valeur des actifs et la performance prévue,
  • réduire les coûts à long terme en intégrant l’adaptation dans les infrastructures,
  • protéger les investissements dédiés aux objectifs net-zero,
  • assurer la conformité aux réglementations et exigences de reporting en constante évolution.

Adaptation et compétitivité – thèmes centraux pour 2026

La réunion, modérée par Roxana Chiș, ESG & PA Manager chez Romcarton Ambro et leader du Groupe de Travail Transition Verte, a ouvert la série des débats de 2026 avec un message clair : l’adaptation au changement climatique n’est plus optionnelle, mais une condition de compétitivité et de stabilité économique.

 

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