Bilans d’évènement

Retour sur: Matinal Digital avec les experts CCIFER

Le 7 avril 2022 CCIFER, en partenariat avec Romcim, a organisé un Matinal Digital qui proposait un débat stratégique sur les mesures du Gouvernement pour tempérer l’impact des prix dans l’énergie et protéger le potentiel d’investissement.

 

Les invités ont été:

  • Marian-Jean MARINESCU - Député, Parlement Européen
  • Dan NICA - Député, Parlement Européen
  • Dan-Dragoș DRĂGAN - Secrétaire d'Etat, Ministère de l’Energie
  • Guillaume CAVALIER - Managing Director, Romcim

Les discussions ont été modérés par Adela BRADU - Communication and Corporate Affairs Manager, Romcim.

 

Les principaux sujets abordés:

Les mesures prises par le Ministère de l’Energie concernant la gestion de la crise énergétique

  • Le Ministère de l’Énergie travaille sur plusieurs étapes. Tout d’abord, plusieurs décrets d’urgence ont été adoptés, des lois qui ont rapidement tempéré cette hausse de prix par le plafonnement et l’utilisation de mécanismes à la fois pour les consommateurs industriels et les consommateurs domestiques.
  • La deuxième étape est constituée par les deux schémas de support: l’exemption du paiement des certificats verts (sur un total de près de 54 térawatts/heure consommés annuellement en Roumanie, sont exemptés de ce paiement des certificats verts dans certains pourcentages d’environ 8 térawatts/heure).
  • Le deuxième schéma utilisé par le Ministère de l’Énergie est l’aide aux industries énergivores en vertu des directives européennes. Le schéma a été mis en œuvre à la fin de 2019, fonctionnant pendant les deux premières années et payant environ 1 milliard de lei directement aux  entreprises énergivores pour compenser la hausse des prix de l’énergie. Il est souhaitable de l’étendre au niveau de 2030. Il y a une notification préalable à Bruxelles à cet égard.
  • Selon les dernières communications de la Commission Européenne, un nouveau schéma d’aide d’État d’une valeur d’environ 50 millions d’euros sera active.
  • En ce qui concerne les instruments et la capacité financière mis à la disposition des acteurs du marché, un appel d’une valeur de 457 millions d’euros a été lancé à travers PNRR pour la production d’énergie à partir de sources renouvelables, un appel qui s’adresse également aux consommateurs industriels et qui aide les entreprises à réduire leur dépendance et le prix d’achat de l’énergie utilisée.
  • Au cours de la période suivante, un appel à projets pour la production d’hydrogène à partir de sources renouvelables est prévu, environ 100 MW, ainsi qu’un appel à projets de stockage d’énergie.
  • Du Fonds de Modernisation, 1,4 milliard d’euros ont déjà été alloués pour: le plan de restructuration du complexe énergétique d’Oltenia; la conversion du charbon en capacité de production photovoltaïque; le renforcement du réseau de transport pour accueillir de nouvelles capacités de production d’environ 400 millions d’euros; le développement de réseaux de distribution.
  • Il est prévu d’inclure la production d’hydrogène, la production de ressources énergétiques renouvelables et un appel ciblé pour des secteurs spécifiques tels que l’industrie ou l’agriculture.

Politiques énergétiques au niveau de l'Union Européenne

  • L’Union Européenne s’est fixé des objectifs stratégiques et très ambitieux pour 2050, tels que le Pacte Vert, la décarbonisation totale, la neutralité climatique.
  • Dans la législation actuellement en cours de préparation au Parlement Européen, il y a un paquet très important appelé Fit for 55. Augmenter la part des énergies renouvelables, augmenter l’efficacité énergétique, la taxe carbone à la frontière, le Fonds Social pour le Climat sont des mesures de ce paquet à adopter d’ici la fin de cette année.
  • La hausse des prix de l’énergie, qui s’est produite avant que la Russie n’envahisse l’Ukraine, a été influencée par la croissance de la demande mondiale, en particulier en Asie, par la baisse de la production intérieure dans l’Union Européenne, par certains problèmes avec les énergies renouvelables, en particulier dans la zone éolienne et par les retards de certains grands producteurs qui ont spéculé sur cette situation. Mais avec la guerre en Ukraine, les choses se sont compliquées et nous voyons encore des prix élevés de l’énergie, mais aussi une situation hypothétique très préoccupante au cas où le gaz russe devrait être éliminé.
  • C’est pourquoi la Commission Européenne a proposé des mesures et des orientations d’action claires lors de la réunion de Versailles des présidents d’État et de gouvernement de l’UE.
  • Une proposition législative a également été adoptée pour modifier certains actes existants sur la nécessité d’avoir une quantité minimale de gaz dans les entrepôts de l’Union Européenne. En outre, l’idée de développer une plate-forme commune d’acquisition de gaz au niveau de l’UE a été soulevée.
  • L’Union Européenne s’est engagée à réduire de manière significative sa dépendance au gaz russe d’ici la fin de l’année et à réduire de façon permanente ses importations de gaz et d’énergie d’ici la fin de la décennie.
  • Cela signifie une forte accélération des investissements dans les ressources renouvelables (solaire, éolien, géothermique et autres ressources renouvelables), une augmentation de la production et de l’utilisation du biométhane et de l’hydrogène, ainsi qu’une diversification des sources d’approvisionnement par: l’augmentation de la capacité énergétique; nouveaux partenariats avec les États-Unis d’Amérique, le Qatar ou d’autres pays susceptibles de fournir du gaz; partenariats traditionnels avec la Norvège, l’Algérie et l’Azerbaïdjan, tout en accélérant les interconnexions, en particulier dans la Péninsule Ibérique.
  • Une autre orientation importante pour une action urgente est de réduire la dépendance de l’industrie au gaz en général et d’encourager l’utilisation des nouvelles technologies.
  • Même si la dépendance de la Roumanie vis-à-vis du gaz russe n’est pas aussi importante que dans d’autres États de l’Union Européenne, l’augmentation de la production intérieure, la diversification des sources d’approvisionnement, l’augmentation de la part des énergies renouvelables et les investissements dans l’énergie nucléaire, tous ces éléments généreront un certain nombre d’opportunités importantes pour le milieu des affaires.

Le marché européen de l’énergie

  • En avril, ACER (Agence de Coopération des Régulateurs de l'Énergie) présentera un rapport sur le fonctionnement du marché européen de l’énergie.
  • À l’heure actuelle, nous sommes confrontés à une défaillance du marché, parce que les fluctuations des prix sont très élevées, qu’il s’agisse du gaz ou de l’électricité, et parce qu’il n’y a pas de lien entre le prix de revient et le prix de vente du gaz ou de l’électricité.
  • Il est nécessaire de suspendre le modèle actuel, ainsi que d’imposer des limites et des marges bénéficiaires afin qu’il puisse vendre par 10% -15% de bénéfice, pas avec des bénéfices de 1000% -2000%. À la suite des demandes formulées à plusieurs reprises, une enquête sera lancée sur la façon dont ces prix sont établis.
  • Comme il est prévu d’interdire l’importation de gaz de la Russie, outre le charbon et le pétrole, la Roumanie va passer par un test de resistance, mais ceux qui travaillent dans l’Alliance pour l’Hydrogène sont prêts à aider et à fournir une assistance technique. L’achèvement des 18 centrales hydroélectriques est également une urgence majeure, de sorte qu’avec les parcs photovoltaïques et éoliens, le déficit énergétique sera compensé.
  • Le gaz est considéré comme ayant contribué à la hausse des prix, mais il ne représentait que 20% du mix énergétique européen. De plus, la crise énergétique a commencé en France, un pays basé sur l’énergie atomique et non sur le gaz. Par conséquent, pour être clair, le calcul du prix de l’énergie doit être retiré du prix du gaz.
  • Il y a un débat compliqué au Parlement Européen sur la façon de gérer cette crise, parce que certains députés optent pour l’énergie verte, mais sans les combustibles fossiles, les prix pourraient être trois fois plus élevés qu’aujourd’hui. C’est pourquoi le vote sur l’arrêt du gaz en provenance de Russie sera difficile à tenir.

Nous vous invitons à regarder l’édition de l'émission #esențial RFI Romania pour en savoir plus sur l’évolution de la situation dans le secteur de l’énergie des invités du journaliste Constantin Rudnițchi, Adela Bradu, Communication and Corporate Affairs Manager chez Romcim et Theodor Livinschi, consultant dans le domaine de l’énergie. >>>

Nous vous invitons à consulter l'agenda des prochains événements et formations de la CCIFER.

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