Communication - Presse
Expert Days CCIFER 2026 : La décarbonation, un facteur de compétitivité et de sécurité énergétique

La Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture Française en Roumanie (CCIFER) a organisé, le 23 mars 2026, au siège d’ENGIE Romania, la troisième édition de l’événement « Expert Days : Économie Net Zéro - dès politiques publiques aux solutions pour les entreprises ». L’événement a réuni 70 participants, représentants du Gouvernement, dirigeants du milieu des affaires et experts du secteur énergétique, afin de débattre des orientations stratégiques de la transition énergétique dans le contexte des défis géopolitiques actuels.
« La transition énergétique se trouve au cœur des préoccupations des membres de la CCIFER, et le gaz joue le rôle d’énergie de transition dans ce processus complexe. Les gaz verts, aux côtés des énergies renouvelables, constituent des piliers essentiels qui nous guideront sur la voie de l’atteinte de l’objectif de zéro émission de carbone », a déclaré, en ouverture de l’événement, Nicolas RICHARD, Président de la CCIFER.
« En tant qu’État membre de l’Union européenne, la Roumanie contribue activement à la diversification des sources d’énergie et à la réduction de la dépendance aux importations, en particulier au gaz russe. Cet objectif est soutenu par la valorisation des ressources de la mer Noire et par le développement des interconnexions avec les pays voisins. Parallèlement, la Roumanie investit dans des capacités de production de base, dans l’exploitation de ses propres ressources, dans l’énergie propre et dans des technologies destinées à assurer l’équilibrage du système énergétique. Ce mix d’investissements ne représente pas seulement une nécessité, mais constitue une condition essentielle pour le développement économique, l’augmentation de la compétitivité industrielle et le renforcement de la sécurité énergétique nationale. La transition énergétique doit être gérée de manière à ne pas générer de déséquilibres régionaux ni de pertes structurelles d’emplois, mais au contraire à créer de nouvelles opportunités pour les communautés affectées par la transformation des industries traditionnelles », a déclaré Cristian BUȘOI, Secrétaire d’État au sein du Ministère de l’Énergie
La première table ronde a abordé la feuille de route pour la décarbonation de la Roumanie, en mettant l’accent sur la complémentarité des sources d’énergie et sur le rôle des technologies de transition. Les discussions, auxquelles sont intervenus Cristian BUȘOI, Secrétaire d’État au Ministère de l’Énergie, Mihaela FRĂSINEANU, Conseillère d’État au sein du Gouvernement de la Roumanie, Nicolas RICHARD, CEO d’Engie Romania, et Franck NEEL, membre du Directoire responsable des activités de gaz et d’électricité aval chez OMV Petrom, ont mis en évidence :
- la nécessité de développer les capacités nationales de production, d’accroître les investissements dans les énergies renouvelables et nucléaires, ainsi que l’importance de réduire la dépendance énergétique externe
- l’importance de la collaboration avec des institutions internationales telles que la Banque mondiale pour définir une trajectoire compétitive vers une économie Net Zéro, tout en attirant l’attention sur le risque de perdre des fonds européens en l’absence d’actions rapides
- le rôle du gaz naturel et des nouvelles technologies – biométhane, hydrogène et captage du carbone – comme solutions complémentaires dans le processus de décarbonation
- la nécessité d’une approche pragmatique de la transition énergétique, permettant à la Roumanie de valoriser le gaz naturel comme ressource de base et d’intégrer le biométhane et les énergies renouvelables comme piliers essentiels de la transformation énergétique
- le besoin de solutions réalistes et compétitives, soulignant l’importance des investissements dans l’exploitation des ressources de la mer Noire et dans les technologies de stockage
- le potentiel significatif de la Roumanie dans la production de biogaz et de biométhane, ainsi que la nécessité de développer l’infrastructure destinée au transport et à l’utilisation des technologies de captage du carbone.
La deuxième table ronde, consacrée aux aspects techniques de la décarbonation, a mis en avant le rôle du financement et des instruments de marché. Les discussions, auxquelles sont intervenus Simina BOSSENNEC, Directrice Générale Adjointe de la Banque d’Investiții și Dezvoltare, Denisa VOICULESCU, Directrice des Ventes Business chez ENGIE Romania, Eugen ANICESCU, CEO d’AON Roumanie, et Lucie AITSAHALIA, Manager Développement Durable & QHSE chez FM Logistic Roumanie, ont mis en évidence :
- l’importance des solutions financières dédiées à la transition énergétique, y compris des programmes adaptés aux PME et aux grandes entreprises, destinés à soutenir la réduction de la dépendance aux sources fossiles et l’augmentation de l’efficacité énergétique
- le rôle des contrats PPA (Power Purchase Agreement) comme instruments stratégiques pour stabiliser les coûts énergétiques et accroître la compétitivité des entreprises, ainsi que la complexité de ces contrats dans un contexte de marché volatil. « Dans un marché de l’énergie volatil, un contrat de type PPA offre aux entreprises un avantage essentiel : la prévisibilité des coûts énergétiques à long terme. Concrètement, il s’agit d’une protection contre les fluctuations des prix de l’énergie et, par conséquent, d’une stabilité budgétaire et d’une capacité de planifier les investissements. Même si l’énergie renouvelable implique des variations de production, un PPA bien structuré permet de gérer ces écarts sans impact direct sur le client. Chez ENGIE, nous prenons en charge cette complexité : nous gérons les déséquilibres, optimisons le profil de consommation et construisons des solutions adaptées à chaque entreprise, afin que les coûts énergétiques soient prévisibles et faciles à gérer. Au niveau mondial, le Groupe ENGIE est leader dans la fourniture d’énergie via des contrats PPA. En 2025, le Groupe a signé 4,8 GW de tels contrats, portant le portefeuille total à environ 14 GW », a déclaré Denisa VOICULESCU, Directrice Ventes Business, ENGIE Romania.
- la contribution du marché de l’assurance au soutien des investissements dans les projets énergétiques et les technologies émergentes, par le développement de solutions adaptées aux nouveaux risques générés par la transition énergétique
- les défis du secteur logistique dans le processus de décarbonation, notamment la nécessité d’appliquer des solutions basées sur le biométhane et l’électrification, ainsi que l’importance de créer des écosystèmes de collaboration permettant le partage des coûts et l’optimisation des investissements. « Je suis revenue de l’événement Expert Days Économie Net Zéro, organisé par la CCIFER, avec une conviction forte : la décarbonation des chaînes d’approvisionnement ne peut être réalisée sans une collaboration à l’échelle de tout l’écosystème. Nous ne pouvons pas relever ce défi de manière isolée. Il est temps de construire des ponts, et non des silos, pour atteindre l’objectif Net Zéro. Nous pouvons commencer par développer des feuilles de route communes et des plans d’action concrets avec nos partenaires – des clients aux fournisseurs – afin d’accélérer la décarbonation collective », a déclaré Lucie AITSAHALIA, Manager Développement Durable & QHSE, FM Logistic Roumanie.
Les deux panels de discussion ont été modérés par Adriana Record, Directrice Exécutive de la CCIFER, qui a conclu : « La Roumanie peut devenir un acteur stratégique dans la sécurité énergétique régionale, mais cet objectif dépend de notre capacité à nous adapter, à assurer des politiques publiques cohérentes et à attirer des investissements. »
Expert Days 2026 a reconfirmé le rôle de la CCIFER en tant que plateforme de dialogue entre les autorités, les entreprises et les experts, contribuant à définir des solutions concrètes pour une économie compétitive, durable et résiliente.
L’événement a été organisé avec le soutien des partenaires : AON, ENGIE et FM Logistic.
À propos de la CCIFER
En 2026, CCIFER célèbre 30 ans de partenariat et de transformation aux côtés de la Roumanie.
Fondée en 1996, la Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture Française en Roumanie (CCIFER) est l’une des organisations professionnelles les plus représentatives du pays, réunissant une communauté de plus de 600 membres - entreprises, ONG et universités - et faisant partie d’un réseau mondial de 120 chambres dans 98 pays.
CCIFER agit comme un catalyseur du développement économique et de la transformation durable, en facilitant le dialogue public-privé et en soutenant la compétitivité de l’économie roumaine. Au cours de ses 30 années d’activité, l’organisation a réalisé plus de 1 500 événements, soutenu plus de 900 entreprises et contribué à la formation de plus de 3 000 étudiants.
Foto credit: Mihai Cerveneanu














